La chirurgie in utero progresse mais reste une exception (LeFigaro.fr - Santé)

"Si elle se développe pas à pas avec de nouvelles technologies, la chirurgie fœtale reste avant tout un type d’intervention d’exception.

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Chaque année, des fœtus sont opérés avant la naissance pour des malformations, des maladies incompatibles avec leur survie ou qui s’aggraveraient irrémédiablement sans intervention. L’été dernier, un fœtus de 5 mois a, pour la première fois en France, été ainsi opéré d’une forme grave de spina bifida, le myéloméningocèle. Cette fermeture incomplète des vertèbres du bas du dos laisse à découvert un segment de moelle épinière qui fait hernie, d’où des lésions irréversibles, cause de paralysie des membres et d’incontinence. La fuite du liquide céphalo-rachidien provoque aussi un affaissement du cervelet, bloquant la circulation de ce liquide qui s’accumule dans le cerveau et affecte le développement neurologique de l’enfant.

La malformation, qui peut être détectée très tôt par échographie prénatale, autorise l’interruption médicale de la grossesse, l’IMG, que choisissent la quasi-totalité des couples. Mais certains veulent mener la grossesse à terme, or l’opération à la naissance ne corrige pas les atteintes déjà irréversibles… L’espoir, c’est qu’une chirurgie fœtale in utero permette d’améliorer le pronostic, ce que suggère une étude américaine. Avec comme objectif non la guérison, irréaliste, mais la réduction du handicap..."

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(Source : LeFigaro.fr - Santé)

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