Des défauts de fermeture du tube neural sont associés à des mutations de VANGL1

Spina bifida : Premier coupable identifié

"Un enfant sur 1000 naîtra avec le spina bifida, une malformation congénitale commune. Et pour la première fois, des chercheurs ont mis le doigt sur ce qui pourrait être à l’origine de la maladie.

Une équipe internationale, à laquelle appartient un chercheur québécois, vient d’identifier le premier gène responsable du spina bifida chez l’humain. « Il y a un lien direct entre ce gène et la formation du tube neural », annonce le Dr Philippe Gros du département de biochimie de l’Université McGill.

Grâce à la banque de patients italiens du Dr Valéria Capra, l’équipe de recherche a pu mettre à jour trois mutations du gène VANGL1. Des mutations qui causeraient la perte de la fonction de la protéine impliquée dans la formation du tube neural lors de la gestation.

L’embryogenèse est un processus complexe et délicat. La fermeture du tube neural - qui s’opère un peu comme une fermeture éclair qui partirait du centre vers le haut et le bas - doit s’effectuer sans anicroche. « Un défaut de fermeture, provoqué par un retard ou une imperfection, entraîne une malformation », explique le Dr Gros.

Causées à la fois par des facteurs environnementaux - toujours non-identifiés - et des facteurs génétiques, les malformations du tube neural occasionnent différentes maladies dont le spina bifida et l’anencéphalie.

Les gènes responsables de la maladie avaient déjà été identifiés chez la souris mais c’est la première fois qu’un gène humain est clairement identifié. « Chez la souris, la consanguinité donne des lignées de mutants », relève le généticien. Cela a facilité l’identification du gène malade plus facile. À l’inverse, la façon dont la malformation s’est répandue chez l’humain a rendu les recherches plus ardues.

Le spina bifida provoque des paralysies, des troubles sensitifs, des anomalies morphologiques de la moelle, des vertèbres et des côtes. Un simple supplément d’acide folique chez la femme enceinte permet de diminuer le risque de malformation de 50 à 70% chez l’enfant à naître."

(Source : Agence Science-Presse - Québec)

Les défauts de fermeture du tube neural constituent un groupe de malformations congénitales causées par des facteurs génétiques et environnementaux. Aucun gène causal n’a jusqu’alors été identifié chez l’homme, mais des souris porteuses de mutations dans le gène Vangl2 présentent un grave défaut de fermeture du tube neural. Dans cette étude, les chercheurs ont séquencé les gènes VANGL1 et VANGL2 chez 144 patients. Ils ont ainsi identifié trois mutations dans le gène VANGL1, codant une protéine transmembranaire probablement impliquée dans la voie de signalisation Wnt. La variabilité du phénotype associée à une même mutation est cohérente avec le modèle multifactoriel proposé pour le déterminisme de ces maladies.

(Source : Orphanews : Newsletter du 2 mai 2007)

En anglais :

>> Lire le résumé sur Pubmed

>> McGill-led team identifies spina bifida gene

>> Résumé de l’étude publiée dans The New England Journal of Medicine

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